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Saad Wakil, Licence de technicien ajusteur

je peux m’appuyer sur l’évaluation d’attestation.

Saad Wakil venait d’avoir passé une licence de technicien ajusteur lorsque la guerre a éclaté en Syrie : il a alors dû quitter son pays. En Allemagne, l’évaluation d’attestation lui a ouvert de nouvelles perspectives.

Mon conseil
Ne pas hésiter à se lancer ! Avec l’évaluation d’attestation, on a plus de chances de réussir.
Perfil
Nom
Saad Wakil
Âge
30
Profession de référence
Licence de technicien ajusteur
Abschluss Pays d’obtention du diplôme
Syrie
Travaille comme
Étudiant en master

Mon histoire

„Pour moi, la reconnaissance signifie plus de motivation et de confiance en moi. Désormais, je peux rechercher un emploi.“

Saad Wakil venait d’avoir passé une licence de technicien ajusteur dans la ville portuaire de Lattaquié, en Syrie. Il souhaitait commencer sa carrière professionnelle dans ce pays. Mais la guerre éclate : le temps était compté, et il a alors décidé de s’exiler. C’est ainsi que le ressortissant syrien est arrivé en Allemagne, en 2014.

Pendant ses études, Wakil avait appris que l’Allemagne était une nation industrielle. Il avait des attentes élevées : « Dans mon domaine, l’Allemagne est connue dans le monde entier. J’étais persuadé que j’allais trouver du travail et que j’allais pouvoir me réaliser professionnellement. » Mais, dès son arrivée en Allemagne, Saad Wakil s’est aperçu que cela n’allait pas être si facile. « Je me trouvais soudain dans un pays étranger et je ne comprenais pas la langue. Souvent, j’arrivais à me faire comprendre en anglais. Mais pour beaucoup de choses, au quotidien, c’était difficile. » Pourant, Saad Wakil n’abandonne pas : il apprend d’abord l’allemand en suivant un cours intensif de onze mois et obtient le certificat C1. Grâce à l’amélioration de ses connaissances linguistiques, il reprend courage. Le jeune Syrien se lance alors sur le marché du travail. Mais il ne reçoit pas de réponses, et il n’a plus le choix : il doit trouver une autre solution.

En Syrie, déjà, il avait découvert la possibilité de faire évaluer son diplôme officiellement. Par le cours de langue, il a pu prendre contact avec un centre de consultation du réseau « Intégration par la qualification » (IQ). Avec l’aide d’une conseillère, il a rassemblé les documents nécessaires. En mai 2015, il a déposé la demande d’évaluation d’attestation auprès de l’Office central pour l’éducation étrangère (Zentralstelle für ausländisches Bildungswesen – ZAB). Trois mois plus tard, Saad Wakil recevait les résultats. La licence qu’il avait passée en Syrie est considérée comme étant équivalente à une licence d’une université allemande. Ensuite, il a participé à une mesure passerelle pour les universitaires. Cette qualification de six mois comprenait une formation à la recherche d’emploi et l’a préparé au marché du travail allemand. Par ailleurs, il a fait un stage de huit semaines auprès du Centre de recherche pour les moteurs à combustion et la thermodynamique de Rostock. Au cours du stage, Saad Wakil a pu découvrir de façon pratique le monde du travail. « Ce cours m’a beaucoup aidé. Grâce au stage, je me suis rendu compte que je ne voulais pas seulement me spécialiser dans les moteurs à combustion, mais aussi dans la technique d’entraînement et la technique de construction. C’est pour ça que je veux faire un master. »

Pour Saad Wakil, la voie était maintenant toute tracée. Il a commencé un master à l’université de Rostock. « L’évaluation d’attestation m’a donné confiance en moi. Je me sens plus motivé pour continuer. » Aujourd’hui, Saad Wakil regarde avec confiance vers l’avenir. Il veut terminer son master pendant la durée normale des études. Parallèlement, il travaille comme assistant de recherche au département de construction de machines et de technique navale, acquérant ainsi une expérience supplémentaire.

Saad Wakil a fait évaluer son diplôme syrien par l’Office central pour l’éducation étrangère (ZAB). Toutefois, ce n’est que l’une des multiples possibilités qui existent. De manière générale, les ingénieurs peuvent passer par une procédure de reconnaissance, relevant du centre compétent de chaque Land. En cas de reconnaissance complète, ils/elles sont autorisé(e)s à porter le titre professionnel officiel d’ingénieur/ingénieure. Même si on est autorisé à exercer une activité professionnelle comme ingénieur sans cette reconnaissance, le port du titre professionnel présente de nombreux avantages : on n’est autorisé à exercer certaines activités, par exemple, que lorsque le centre compétent a délivré la Anerkennung.

Photo : © Portail « Reconnaissance en Allemagne »/BIBB : Robert Funke

L’entretien avec Saad Wakil a eu lieu en juin 2018. Pour l’évaluation d’attestation, il a été conseillé et soutenu par les associations Study in Germany Rostock e. V. et migra e. V., par le Centre de formation initiale et continue AFZ Aus- und Fortbildungszentrum Rostock GmbH et par l’Office central pour l’éducation étrangère (Zentralstelle für ausländisches Bildungswesen –ZAB).
 

Ma procédure en bref

  1. En Syrie, Saad Wakil passe une licence de technicien ajusteur. Lorsque la guerre éclate, il quitte son pays et arrive en Allemagne en 2014.
  2. Il y apprend l’allemand en suivant un cours intensif de onze mois et obtient le certificat C1.
  3. En février 2015, avec l’aide du centre de consultation IQ (Intégration par la qualification), Saad Wakil dépose une demande pour l’évaluation d’attestation de sa licence auprès de l’Office central pour l’éducation étrangère (Zentralstelle für ausländisches Bildungswesen – ZAB).
  4. Après l’évaluation d’attestation, il participe pendant six mois à une mesure passerelle pour les universitaires et fait un stage de huit semaines au Centre de recherche pour les moteurs à combustion et la thermodynamique de Rostock.
  5. Saad Wakil commence des études pour passer un master et travaille comme assistant de recherche au département de construction de machines et de technique navale de l’université de Rostock.