Mécanicien automobile – Tayfun Tombul

Un homme sourit face à la caméra, debout devant des véhicules dans un garage
Tayfun Tombul

Je suis enfin autonome !


Grâce à la reconnaissance, je peux enfin mettre mes compétences à profit


Tayfun Tombul a quitté la Turquie pour rejoindre son épouse à Berlin en 2011. Après une adaptation des qualifications dans le cadre de la procédure de reconnaissance, il a obtenu la reconnaissance totale de sa qualification professionnelle turque de carrossier et mécanicien automobile.


Nom Tayfun Tombul
Âge 29
Profession de référence Carrossier et mécanicien automobile
Abschluss Pays d’obtention du diplôme Turquie
Travaille comme Carrossier et mécanicien automobile

Pour moi, la reconnaissance signifie …

... un nouvel avenir plein d’espoir ! C’est une étape supplémentaire dans mon parcours professionnel.


Mon conseil

Faire preuve de patience et de ténacité. Lorsqu’on s’est engagé dans cette voie, on doit aller jusqu’au bout.


Lorsque Tayfun Tombul est arrivé en Allemagne en 2011, il n’avait aucune idée de ce qu’allait être sa nouvelle vie. « Ma femme qui est d’origine turque vivait déjà en Allemagne. J’ai fait sa connaissance ici, par le biais de mon frère, et je me suis soudain retrouvé en Allemagne », raconte l’homme âgé de 29 ans en riant.

Il ne s’était fait aucun souci sur son avenir professionnel. « J’étais sûr qu’avec mes compétences techniques, j’allais pouvoir travailler sans problèmes en Allemagne », se souvient Tayfun Tombul qui avait suivi une formation de trois ans en carrosserie et en mécanique automobile à Ankara, sa ville natale. Après la qualification d’ouvrier et le brevet de maîtrise turc, il y a travaillé encore pendant cinq ans.

Le nouveau départ à Berlin a commencé directement avec un recrutement dans le secteur automobile, mais seulement dans le dépannage. « Sans reconnaissance, je n’ai pas trouvé d’emploi dans le secteur de la carrosserie, bien que je n’en avais normalement pas besoin. C’était très frustrant. Aujourd’hui, avec la reconnaissance de ma qualification, je suis vraiment autonome et bien armé pour le marché du travail », raconte Tayfun Tombul.

La demande de reconnaissance de ses diplômes turcs a été impulsée par l’agence pour l’emploi qui a envoyé le jeune homme à la Chambre des métiers et de l’artisanat de Berlin (HWK). Cet organisme l’a conseillé et a recherché sa profession de référence en Allemagne. L’examen des documents présentés devait cependant révéler qu’une adaptation des qualifications était nécessaire pour la reconnaissance totale de sa qualification d’ouvrier. « L’organisme de formation chez lequel je devais effectuer l’adaptation a créé un plan de qualification individuel pour moi. À l’atelier de formation, j’ai appris les dispositions allemandes qui n’avaient bien entendu pas été abordées au cours de ma formation en Turquie. »

La plus grande difficulté pour Tayfun Tombul a été de ne pas pouvoir aller travailler pendant les cinq mois de formation. En effet, bien qu’il bénéficiait d’une aide financière de l’agence pour l’emploi, il se sentait personnellement restreint car dans l’incapacité de mettre ses compétences et son engouement à profit directement sur le marché du travail. Heureusement, grâce au soutien de son épouse et à sa volonté de fer, il est motivé tout au long de l’adaptation des qualifications.

Il a déposé ensuite le certificat à la Chambre des métiers de l’artisanat de Berlin. Trois mois après, Tayfun Tombul obtinait enfin la reconnaissance totale de sa qualification. Il travaille désormais dans le secteur de la carrosserie qui correspond à ses compétences. « Bien que je vive dans un pays étranger aux us et coutumes différents, je me sens plus que jamais confiant. J’ai réussi sur le plan professionnel et j’ai pu montrer aux autres et à moi-même que je suis qualifié. Cela me rend heureux ! »

L’entretien avec Tayfun Tombul a eu lieu en novembre 2014.